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Guide immobilier
Comment acheter et vendre intelligemment
Extraits
Chapitre : Mon expérience
C'est un immense plaisir pour moi de pouvoir communiquer
avec vous, par l'intermédiaire de ce précieux
et indispensable médium que constitue ce livre. Cet
ouvrage est destiné à quiconque qui souhaite
bien investir son avoir durement acquis au fil des ans.
C'est bien humblement que je me permets de vous relater les
expériences vécues au cours de mes 25 ans de
carrière en immobilier. Je n'aime guère parler
aussi longuement de moi-même, mais que voulez-vous «
noblesse oblige! » Néanmoins, n'est-ce pas là
le meilleur moyen de faire connaissance? Les faits relatés
dans ce livre sont réels. Ils ont été
vécus. Il y a de quoi vous mettre la puce à
l'oreille et même vous faire dresser les cheveux! Ne
faites pas l'autruche. Ne vous enfoncez pas la tête
dans le sable en vous disant que de tels événements
n'arrivent qu'aux autres. Soyez attentif aux moindres détails.
Vous ferez connaissance avec un monde en duel constant où
seules règnent la loi du plus fort et l'ambition d'empocher
la timbale! Les rescapés de cet abus de pouvoir, blessés,
meurtris, dépouillés de leur « avoir »
sont souvent laissés pour compte. Ils se retrouvent
perdus dans la noirceur d'un labyrinthe émotionnel
et financier, ne sachant quand la lumière jaillira
à nouveau sur eux.
(Mon expérience, page 21)
Après cette aventure, je suis revenue aux constructions
neuves de « condominiums divises ». Mes heures
de travail me permettaient de voguer vers d'autres occupations,
d'autres défis. C'est alors qu'on me proposa d'aller
négocier des achats et des ventes pour des investisseurs
et spéculateurs étoffés. J'étais
emballée par cette idée. Enfin, j'apprendrais
l'art de la négociation avec des gros bonnets de la
finance!
(Mon expérience, page 30)
Il s'agit d'un monde, d'un mode de vie bien particulier, où
tous ces alcooliques du travail se connaissent et épient
les faits et gestes de chacun. Inconsciemment, ces individus
sont en attente du jour où l'un d'entre eux commettra
l'erreur qui le plongera dans une situation financière
dramatique. Ainsi pourront-ils s'accaparer pour des «
peanuts » les avoirs de celui-ci.
Travailler avec ces experts en la matière était
ce qui pouvait m'arriver de mieux au cours de ma carrière.
J'attendais ce moment depuis longtemps. Au début, on
me chargea de négocier pour eux l'achat de terrains
déjà ciblés, et par la suite l'achat
d'immeubles.
(Mon expérience, page 31)
Victimes de quoi? De leurs mauvais choix, de leur imprudence,
de leur inexpérience, de leur naïveté,
de leur incrédulité et, dans certains cas, de
leur ignorance en la matière. Bien sûr que c'est
triste de voir tant d'individus se faire léser. C'est
le pourquoi de ce livre. Plus d'un avait payé trop
cher leur acquisition. Certains avaient investi dans un des
ces immeubles constellés de trompe-l'il et coûtant,
après coup, une fortune à rénover. D'autres
se retrouvaient avec un immeuble à moitié occupé.
(Mon expérience, page 33)
La vente pour taxes nous intéressa, mon associée
et moi. D'un commun accord, nous avons décidé
d'étudier pendant un an ce style de vente avant d'acheter
quoi que ce soit. Nous devions redoubler de prudence, n'y
connaissant rien, ni l'une ni l'autre. Nous nous sommes d'abord
abonnées à la Gazette Officielle, que
l'on peut se procurer au Palais de justice et dans les bibliothèques.
De plus, nous avons surveillé les avis publics dans
les journaux. Notre étude de marché commençait.
(Mon expérience, page 35)
Chapitre : Les terrains
Voici ce à quoi vous pouvez faire face lors de l'achat
d'un terrain. Les histoires que je vous relate sont survenues
à des personnes de mon entourage, maintenant aux prises
avec des problèmes juridiques.
LE VENDEUR N'EST PAS LE PROPRIÉTAIRE DU TERRAIN
Lorsqu'un individu pense à acheter un terrain, c'est
qu'il veut y construire la maison de ses rêves. Il commence
par feuilleter les petites annonces, il se procure tous les
périodiques émis par les agences immobilières,
ou encore il prend sa voiture et roule gaiement sur les routes
à la conquête de son trésor.
Après quelques appels téléphoniques
et quelques visites, il trouve enfin son diamant brut. Ébloui
par le site et le prix, il conclut un pacte écrit avec
le vendeur et lui remet, par la même occasion, un chèque
libellé à son nom, actualisant ainsi son désir
d'acheter. Cette façon de procéder est très
courante, mais elle comporte un risque. Êtes-vous bien
certain que la personne qui vous vend ce terrain et qui encaisse
votre chèque en est bien le propriétaire?
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression de vous entendre
rire derrière le bouquin. Laissez-moi vous démonter
des faits qui arrivent presque tous les jours. Je ne vous
apprends rien en vous disant qu'il existe des personnages
étonnamment brillants, sachant vendre et se vendre
aisément. Ces individus sont, la plupart du temps,
limités dans leurs finances. Regardez autour de vous,
je suis persuadée que vous connaissez une personne
de votre entourage qui possède ce profil. Ces individus
sont continuellement à la recherche d'une méthode
rapide et efficace pour faire de l'argent, peu importe le
produit à vendre et les moyens employés. Les
plus audacieux vont préférer le domaine de l'immobilier
pour utiliser leurs talents, car ce genre d'investissement
permet de faire de bons coups d'argent.
Ce type d'individu commence par chercher un promoteur de
terrains qui en est à sa première phase de développement.
Après tout le boniment usuel, il convainc celui-ci
de lui vendre un certain nombre de lots à un prix très
bas avec en plus une échéance très longue
pour finaliser la transaction. Ce stratagème a pour
but d'étirer le temps afin qu'il puisse revendre ceux-ci.
Les promoteurs qui commencent un nouveau projet acceptent
assez régulièrement ce genre de proposition,
même si quelques fois le dépôt est très
minime ou inexistant. Analysons la technique!
(Les terrains, page 51)
Voyez à quel point la transaction est avantageuse
pour un vendeur. Cela lui permet de jouer sur deux tableaux
en même temps. C'est pour cette raison qu'ils refusent
rarement ce genre d'entente avec des spéculateurs.
Cette entente est également utilisée lorsqu'une
personne loue une propriété avec l'intention
de l'acheter.
(Les terrains, page 53)
« Il a trouvé plusieurs acheteurs et s'envole
avec les dépôts avant d'avoir notarié.
»
« Il se rend chez le notaire et, au terme d'un arrangement
avec le promoteur, c'est celui-ci qui signe l'acte de vente
et remet au spéculateur son profit. »
« Il finalise au bureau du notaire, quelques minutes
avant votre tour, sa transaction avec le vendeur du projet.
Réalisant ainsi un profit substantiel sur votre dos,
alors que vous n'étiez pas au courant du fait qu'il
n'était pas le propriétaire du terrain au moment
où il vous l'a vendu. »
(Les terrains, page 53)
Je suis persuadée que vous auriez préféré
avoir cette différence d'argent dans vos poches plutôt
que dans les siennes. En allant à la municipalité
de la région, et ce, avant d'écrire votre promesse
d'achat, vous auriez su immédiatement le nom et l'adresse
du vrai propriétaire. Cela vous aurait permis de négocier
directement avec celui-ci.
(Les terrains, page 54)
LE TERRAIN A BESOIN DE DYNAMITAGE
Ne connaissant pas la condition du sol et de son sous-sol
lors de l'achat, l'acheteur inexpérimenté se
retrouve avec des contraintes exubérantes pouvant le
dépouiller, voire le ruiner.
Dans plusieurs cas, impossible de terminer la construction
en raison d'imprévus qui occasionnent des coûts
supplémentaires très élevés. La
conséquence : la possibilité d'abandon du projet
à cause de coûts trop onéreux ou de faillite.
Donc perte de l'investissement.
(Les terrains, page 56)
Que savez-vous du terrain vacant et même boisé
que vous achetez aujourd'hui? Comment pouvez-vous être
certain qu'il n'y a jamais eu de ces moulins à scies
très populaires dans les années 1840 ou d'anciennes
usines pour chemin de fer, ou encore des vidanges d'huile
déversée dans le sol par des propriétaires
d'anciens garages? Une recherche au Bureau de la publicité
des droits (bureau d'enregistrement) vous permettra de lire
l'historique du terrain et de savoir à quel usage a
déjà servi le terrain.
(Les terrains, page 59)
VOUS N'AVEZ PAS ACHETÉ LE BON LOT
Il arrive quelquefois que des erreurs se glissent, volontairement
ou involontairement, lors d'un achat. Un propriétaire
peut posséder plusieurs lots de terrains. Il vous fait
voir un très beau terrain sans vous spécifier
qu'il en possède d'autres. C'est le coup de foudre!
Vous faites une offre. Un vendeur qui est malhonnête
peut écrire sur la promesse d'achat le numéro
de lot d'un autre terrain qu'il possède et dont il
veut absolument se départir. Il est possible que ce
terrain soit dans un ravin ou marécageux. Quelle preuve
avez-vous que le terrain que vous avez vu correspond bien
au lot écrit sur votre promesse d'achat? Particulièrement
lorsque le lot en question n'est pas cadastré.
Vous finalisez votre transaction chez le notaire et quand
vient le temps de construire, vous apprenez, en allant chercher
votre permis de construction, qu'il est impossible de construire.
Que faites-vous? C'est votre parole contre celle du vendeur.
Prendre action! Lorsqu'une personne est victime d'un acte
de fraude, cela ne signifie pas qu'elle obtienne gain de cause.
Que direz-vous au juge pour vous défendre? Que vous
aviez confiance en cette personne? Que celle-ci respirait
l'honnêteté? Que vous ne saviez pas qu'elle possédait
d'autres terrains? Vous avez de fortes chances que le juge
vous réponde que vous n'aviez qu'à vérifier
avant d'acheter. Avoir le compte de taxes en votre possession
au moment où vous faites votre promesse d'achat ne
prouve pas que le numéro de lot corresponde bien à
celui que vous avez vu et acheté. Si cet individu est
assez rusé pour vous passer un autre terrain que celui
qu'il vous a présenté, il n'est pas assez fou
pour vous remettre un compte de taxes autre que celui du terrain
qu'il essaie de vous passer. N'est-ce pas?
(Les terrains, page 64)
Chapitre : Les propriétés
FAIT VÉCU
Voici une preuve de ce que j'avance. Je vais vous relater
la vente d'une de mes propriétés située
sur le Plateau Mont-Royal. C'est le seul endroit où
je n'ai pas déménagé avant cinq ans.
Lorsque je visitais cette propriété la première
fois, ce fut le coup de foudre. Une maison de deux étages
qui possédait un sous-sol de plus de huit pieds de
haut. Ce duplex avait été converti en cottage
de style loft (aires ouvertes). L'intérieur avait été
rénové artisanalement et ressemblait à
un chalet rustique. Une petite maison de campagne en plein
centre ville! De grosses poutres de bois, provenant certainement
de vieilles granges, servaient de support à la moitié
du plancher qui restait de l'étage supérieur.
Quel toit cathédral! Les murs mitoyens furent mis à
nu, laissant voir les vieilles briques usées par le
temps. Une fausse fenêtre dans la salle à manger
donnait sur un solarium vitré de haut en bas. Celui-ci
étant un ajout fait à la maison par l'un des
anciens propriétaires. La cheminée du foyer
n'en finissait plus de monter! Elle avait quand même
deux étages à franchir avec ce toit cathédral!
C'était impressionnant.
Cette propriété avait plus de cent ans et je
l'aimais. J'avais l'impression qu'elle était vivante
et qu'elle avait tant d'histoires à me raconter. Elle
semblait avoir une âme, et les vibrations y étaient
bonnes. Elle comblait mes besoins en tout point. Je voulais
une place pour peindre, et ce, dans un décor chaleureux.
Elle l'avait! En inspectant la maison, je n'avais nul besoin
d'un expert pour me rendre compte que les travaux avaient
été exécutés par des bricoleurs
amateurs et que le système « D » avait
été utilisé plusieurs fois. Un néophyte
en la matière aurait pu s'en apercevoir. Tout était
tellement rustique et artisanal. Le plancher du rez-de-chaussée
était tout croche. Cela est normal sur le Plateau,
car les maisons travaillent à cause du sol glaiseux.
De plus, il ne faut pas oublier que la maison était
très âgée. La porte d'entrée en
bois, mal ajustée, laissait passer l'air. Aucune isolation
dans toute la maison. Les énormes poutres au plafond
du solarium démontraient la présence d'infiltration
d'eau qui provenait des joints entre les vitres et les poutres
qui lui servaient de toiture. Le plancher du sous-sol était
recouvert de lattes de bois d'au moins quatre pouces de largeur,
et l'espace entre les planches était d'environ ¼
de pouce. Il y avait deux entrées électriques.
Le balcon était à refaire, et les fenêtres
à changer, mais le plus inusité se trouvait
dans la cour. Les anciens propriétaires y avaient installé
une piscine creusée qui s'étalait jusqu'au fond
de la cour du voisin. Loin de moi l'idée de partager
une piscine avec un voisin! Donc, je dus acheter les deux
propriétés. Celle d'à côté,
je l'ai achetée avec une amie, dans le but de la revendre
après l'avoir rénovée. La dénivellation
du plancher de cette maison était supérieure
à la mienne.Le plancher décalait de quatre à
cinq pouces dans la partie avant du rez-de-chaussée.
Comme le mari de mon associée est ingénieur
et qu'il s'y connaissait dans ce genre de travaux, nous avons
redressé le plancher de celle-ci, changé la
brique extérieure ainsi que les fenêtres et les
portes des deux maisons. Nous avons également rempli
la piscine de terre pour en faire un stationnement, sauf de
mon côté de cour, où j'ai fait installer
un spa en fibres de verre dans le trou de l'ancienne piscine.
Ensuite, nous avons séparé les deux terrains
par une clôture. Nous avons revendu l'autre propriété
avec un très bon profit.
Avant d'acheter, nous avions quand même fait notre
recherche. Au Bureau de la publicité foncière,
nous avions remarqué que les deux maisons avaient été
vendues plusieurs fois depuis quelques années et que
leur prix baissait chaque fois. Nous nous demandions pourquoi.
Ne voulant courir aucun risque, nous les avons fait inspecter
par un professionnel. Trop de choses étaient bizarres.
Entre autres, les poutres de soutien avaient été
enlevées et réinstallées ailleurs. L'inspecteur
me rassura, m'expliquant que le travail avait été
bien fait. Ensuite, ce fut l'examen de l'ajout des solariums
et de l'eau qui s'infiltrait. Pendant l'inspection, on découvrit
également qu'une partie de l'installation électrique
de la piscine était dans l'autre maison et l'autre
partie, dans la mienne. Nous avons corrigé ce défaut.
J'étais consciente des défauts de la maison,
ainsi que des coûts que je devais injecter pour rénover
ce petit bijou. Une fois aménagée, j'y ai vécu
heureuse, malgré les petits inconvénients qui
se sont produits par la suite. J'ai eu un court-circuit électrique,
la toiture du solarium continua à couler, même
après avoir refait les joints.
Le pire était à venir. Les propriétaires
qui m'avaient vendu la maison n'étaient pas ceux qui
avaient fait les travaux. Tous les précédents
propriétaires avaient reçu des avis de non-conformité
de la ville pour l'ajout des solariums. Ils paniquèrent
et voulurent se débarrasser des deux propriétés.
Voilà la raison pour laquelle, depuis 10 ans, les deux
maisons se vendaient si souvent. C'est ainsi que je me suis
retrouvée avec le problème sur les bras, seule
contre les inspecteurs de la ville. Évidemment, les
anciens propriétaires ne m'avaient pas mise au courant
de ce fait important. Lors de mes recherches, je n'avais rien
trouvé au Bureau de la publicité des droits
qui mentionnait ce détail. J'ai reçu un avis
de la ville plus d'un an après avoir acheté.
Mon voisin également. La ville nous enjoignait d'arrêter
immédiatement les travaux en cours. Le plus drôle,
c'est qu'il n'y en avait aucun. Je m'informai auprès
de la ville afin de savoir de quels travaux il s'agissait.
L'inspecteur m'expliqua l'histoire. Cela traînait depuis
10 ans. La lettre mentionnait que nous avions trois mois pour
rendre le solarium conforme aux exigences de la municipalité.
Immédiatement, mon voisin voulut prendre une action
contre moi pour vice caché. Je l'ai rassuré
en lui disant que j'étais dans la même situation
que lui et que je m'en occupais.
Après réflexion, je suis allée consulter
ma voisine de droite. Elle était propriétaire
de sa maison depuis près de huit ans. Tout comme nous,
sa maison possédait également un solarium. Donc,
il y avait des chances pour qu'elle ait le même problème
que nous. Elle me raconta qu'effectivement, après avoir
acheté sa maison, elle avait reçu une lettre
de la ville, tout comme nous. Elle entama des procédures
judiciaires avec la municipalité et elle gagna sa cause.
À l'époque où les solariums furent construits,
la ville avait obtenu un jugement en sa faveur contre les
propriétaires qui avaient exécuté les
travaux. La ville n'a rien fait à la suite de ce jugement
pour arrêter les travaux, alors qu'elle tenait les coupables.
Elle les a laissés terminer les travaux. Il faut pardonner,
ce sont des fonctionnaires qui y travaillent et ils sont très
occupés. Il ne faut pas trop les presser, même
avec un jugement de la cour en main. Ces propriétaires
en défaut se dépêchèrent de terminer
les travaux et de revendre les propriétés pour
ensuite disparaître du décor. Depuis ce temps,
la ville cherchait un autre coupable.
Ma voisine me donna son numéro de jugement dans le
but de m'aider dans mes débats avec les inspecteurs.
Bien entendu, je l'ai montré à mon voisin pour
le rassurer. Celui-ci, toujours en panique, continua la négociation
avec l'inspecteur, cela sans m'en informer. Il ne voulait
pas de problème. Je me suis rendue au Bureau des permis
et je fis sortir les dossiers, sans lui parler du cas de ma
voisine de droite. Je préférais garder cette
information comme porte de sortie pour un règlement
final. En discutant avec l'inspecteur, il m'apprit que les
avis de non-conformité n'étaient jamais signalés
au Bureau de la publicité des droits. L'acheteur doit
s'informer lui-même au Bureau des permis. J'appris également
que le notaire ne fait jamais cette recherche, car il fait
signer le vendeur comme quoi celui-ci n'a jamais reçu
un tel avis! Conséquence : si le vendeur a menti, vous
devrez entreprendre une action contre lui. Des frais auraient
pu être évités si cette recherche avait
été faite. Ça ne prend que 10 minutes
à vérifier, je ne comprends pas pourquoi les
notaires ne le font pas!
Continuant à discuter avec l'inspecteur, je lui ai
demandé pourquoi l'avis mentionne que je dois exécuter
des travaux alors qu'il sait pertinemment que ceux-ci ont
été faits il y a près de 10 ans. Nerveux,
il me répondit qu'il n'y avait qu'une seule formulation
de lettre pour les avis de non-conformité, cela peu
importe le cas. Voulant changer de sujet, il essaya de m'amadouer
en m'expliquant qu'il ne voulait pas démolir le solarium.
Il souhaitait seulement l'examiner et me mentionner les corrections
à y apporter. Comme je suis très curieuse, j'ai
joué le jeu avec lui jusqu'au bout.
Le rendez-vous fut pris pour le lendemain matin, chez moi.
Après avoir tout examiné, il me donna la liste
des travaux à faire : le revêtement extérieur
n'était pas conforme (vinyle), il manquait six pouces
dans la largeur du solarium, et ainsi de suite. Bref, cette
facture aurait pu me coûter près de 15 000 dollars.
Le comble de tout, c'est qu'il voulait que je paye également
le coût du permis qui n'avait jamais été
demandé! Je me suis mise à rire et lui ai dit
de sortir de chez moi, que nous irions en cou, si cela était
nécessaire! J'ai cru lui faire peur. Mais quelques
mois plus tard, il me retourna la même lettre. Cela
n'avait aucun sens! Fâchée, je retournai voir
ce monsieur. Cette fois-ci, je lui demandai de me sortir les
trois dossiers (le mien ainsi que celui de mes deux voisins).
À cette demande, il commença bégailler
avant de me dire que le dossier de ma voisine était
classé à la voûte. Je lui demandai pourquoi
le dossier de ma voisine était classé, puisqu'elle
devait avoir les mêmes problèmes que nous. Il
me répondit qu'elle avait exécuté les
travaux de réfection il y avait fort longtemps. Ce
mensonge m'exaspéra. Alors, je lui donnai le numéro
de jugement de ma voisine, tout en mentionnant qu'elle avait
eu gain de cause contre la ville. En colère, je lui
dis également de ne plus nous envoyer aucune lettre
concernant cette affaire. Sauf une, certifiant que la municipalité
a classé définitivement les deux dossiers restants.
De plus, cette lettre, je la voulais très rapidement,
sinon j'allais prendre une action contre la ville pour harcèlement.
Quelque temps plus tard, nous avons reçu cette fameuse
lettre attestant que les dossiers étaient classés
à jamais!
La leçon que j'en ai retiré est que maintenant,
lors de mes recherches, je me rends également au Département
des permis afin de vérifier s'il n'y a pas d'avis de
non-conformité ou d'omission de permis qui y traînent
quelque part. Je demande à l'inspecteur de tout me
confirmer par écrit.
Lorsque j'ai vendu la propriété, cinq ans plus
tard, j'ai mentionné sur l'offre que le toit du solarium
coulait, que la toiture serait bientôt à refaire,
que l'air entrait par la porte, que le plancher avait une
dénivellation, que le moteur de la piscine datait de
cinq ans et que je n'en donnais aucune garantie. J'ai ouvert
la piscine et fait fonctionner les jets du tourbillon pour
démontrer que tout était fonctionnel, même
s'il était trop tôt pour la saison. Ensuite,
j'ai demandé à l'acheteur de signer de ses initiales
chacun des éléments écrits. N'oubliez
jamais que ce n'est que de la mécanique et que tout
peut lâcher du jour au lendemain. J'ai réalisé
un peu moins de profit, mais je me suis évitée
des procédures judiciaires.
(Les propriétés, pages 126 à 131)
Chapitre : Les chalets
UNE PETITE HISTOIRE VRAIE
Voici l'histoire d'un copain qui acheta, en 1997, une bicoque
pas chère qu'il voulait transformer en résidence
principale coquette et chaleureuse. Il avait déjà
acheté lorsqu'il me parla de sa maison. Il n'avait
effectué aucune recherche au préalable, se fiant
à l'agent d'immeuble qui négociait la transaction.
Voici ce à quoi il dut faire face.
Il commença les travaux de rénovation avec
un ami expert en ce domaine. La maison était minuscule,
donc pas besoin de faire de plan. Ils travaillèrent
ainsi, à tâtons. Avec un budget d'environ 15
000 $, ils croyaient pouvoir y arriver. Afin d'économiser
sur la main-d'uvre, ils exécutèrent eux-mêmes
les travaux de réfection.
Pendant la rénovation, il arriva toutes sortes de
petits imprévus. L'eau manqua dans le puits. Après
l'inspection de celui-ci par un professionnel, ils furent
informés que les veines du puits s'étaient refermées.
L'agent d'immeuble avait oublié d'informer mon copain
que la maison n'était plus habitée depuis des
années. Donc, le puits n'a pas été utilisé
depuis ce temps. C'est la raison pour laquelle les veines
se sont refermées. C'est comme une personne qui se
fait percer les oreilles, si elle n'utilise pas de boucles
d'oreilles pour oreilles percées, le trou va se refermer.
Il fallut hydrofuger le puits, C'est-à-dire faire sauter
les veines par pression en y versant plus de 1 200 gallons
d'eau. Cela lui coûta 1 700 $ pour quatre à cinq
heures de travail. Les rénovations à l'intérieur
de la maison allaient bon train. À l'automne, le toit
se mit à couler abondamment. Mon ami venait tout juste
de finir de peinturer le nouveau placoplâtre (gyproc).
Un autre 1 500 $ pour refaire la toiture. Il ne savait pas
que la toiture était à refaire, et évidemment
ce montant n'était pas prévu dans son budget.
De plus, ils ont dû recommencer certains travaux intérieurs.
On doit toujours commencer par examiner la toiture avant d'entreprendre
des travaux importants à l'intérieur.
Lorsque vint le temps de faire vider la fosse septique, on
lui dit que son baril d'acier ne contenait que 60 gallons,
capacité trop petite pour deux personnes. De plus,
il n'était plus utilisable, étant trop usé
et non conforme aux normes municipales. En changeant sa fosse
septique, il dut également refaire son champ d'épuration.
Comme il voulait économiser sur les coûts du
champ d'épuration, un ami lui suggéra de patenter
une installation assez inusitée. Aucune municipalité
n'accepterait une telle installation. Il sortit un tuyau qui
se déverse tout bonnement, sur le terrain. Il ne faut
pas oublier que la propriété est presque en
plein bois. Un jour où l'autre, quelqu'un s'en rendra
compte, et mon ami risque de payer cher la facture. Après
les travaux, ils s'aperçurent qu'ils avaient oublié
d'installer une sortie d'air pour la plomberie.
Habituellement, celle-ci se fait par l'intérieur de
la maison et sort sur le toit. Ne voulant pas défaire
les travaux intérieurs, ils l'installèrent par
l'extérieur.
Lorsque l'hiver arriva, il apprit qu'il était responsable
de l'entretien de sa rue. Au mois de février, il se
retrouva avec une inondation dans la maison. Celle-ci n'était
pas isolée et les tuyaux non plus. Cette année,
il prévoit refaire le balcon, qui est pourri. Il fait
également partie de ceux dont une poutre a été
grugée afin d'y installer une porte. Celle-ci se trouve
à être dans sa cave en terre et touche directement
les fondations! Ceci est le travail d'un ancien propriétaire
qui voulait accéder à sa cave par l'extérieur
plutôt que par une trappe intérieure, située
dans le plancher.
Je crois que mon copain va se souvenir longtemps de sa première
rénovation. Je ne crois pas qu'il commettra deux fois
la même erreur. D'ailleurs, il a été mon
premier client. Il a acheté ce livre avant même
qu'il ne soit terminé. Les 15 000 $ prévus pour
la rénovation lui reviennent à plus de 25 000
$, et il n'a pas encore terminé!
Mon copain a probablement acheté trop vite. Son calcul
n'était pas aussi avantageux qu'il l'espérait.
Une recherche plus approfondie, ainsi qu'un examen minutieux
de la propriété lui auraient probablement fait
changer son fusil d'épaule. Il a peut-être été
motivé par son obsession à obtenir un prix très
bas ou par le manque de patience à consacrer le temps
nécessaire à fouiller et à débroussailler
cette région qu'il aimait. Il aurait certainement trouvé
une maison mieux entretenue que celle qu'il a achetée.
Le prix aurait été probablement plus élevé.
Mais si on calcule le prix d'achat et qu'on additionne tous
les coûts occasionnés par ces rénovations
et ces imprévus, qui lui causèrent plusieurs
maux de tête, le coup en aurait peut-être valu
la chandelle. Le prix des maisons dans cette région
est abordable. Ne vous en faites pas pour lui, car maintenant
il est très heureux dans sa belle petite chaumière.
Une fois encore, l'impulsivité, l'émotion et
l'empressement ont joué un très grand rôle
dans le choix de cet homme.
(Les chalets, pages 143 à 145)
Chapitre : Les maisons neuves
RÉCAPITULATION DES DONNÉES IMPORTANTES
Faites une recherche complète, comme spécifié
au chapitre sur les terrains et les propriétés.
Vérifiez également qui sont les propriétaires
des compagnies qui ont un lien financier avec le constructeur
(voir au Bureau des incorporations).
Parlez à des personnes qui ont transigé en tant
qu'acheteur avec ce constructeur et qui habitent sur un autre
projet que celui que vous convoitez.
Protégez-vous contre les hypothèques légales
(privilèges).
Exigez les numéros de séries, les modèles,
les marques des matériaux utilisés.
Négociez afin d'obtenir des suppléments ou faites
baisser le prix, ou encore les deux à la fois.
Vérifiez auprès de l'APCHQ ou l'ACQ, selon le
cas, leur numéro accréditation.
Vérifiez auprès de la Chambre des notaires les
plaintes pouvant être à l'actif du notaire responsable
de conclure les transactions du projet.
Informez-vous également sur les réalisations
de l'architecte du projet.
Quelles sont les autres réalisations du constructeur?
Où sont-elles situées?
(Les maisons neuves, page 172)
Chapitre : Les condominiums
UNE CONSTRUCTION DE BÉTON N'EST PAS SYNONYME D'INSONORISATION
Je connais des constructions en bois qui sont mieux insonorisées
que celles en béton. Peu importe l'épaisseur
de celui-ci, le béton est une vraie caisse de résonance.
Il est également conducteur de bruit. De plus, si vous
installez un plancher de bois directement sur celui-ci, vous
amplifiez le bruit d'impact (le bruit des pas). Les normes
minimales d'insonorisation sont d'environ 50 décibels
ou I.T.S. (indice de transmission sonore). Personnellement
et c'est également l'avis de bien des résidents
de ces immeubles, cela est insuffisant lorsqu'on vit dans
un édifice à habitations multiples.
Pour mesurer les effets du bruit, on a recours à deux
valeurs d'indices acoustiques. La première est la capacité
d'un plancher ou d'un mur à résister au bruit
ambiant et aérien (sons, télévision,
musique et autres). La deuxième est l'indice d'impact
(bruit de pas, de porte de garage, de chute à déchets,
de porte d'ascenseur, de la cage d'escaliers).
Un plancher possédant huit pouces et plus d'épaisseur
de béton donnera un bon rendement pour le bruit aérien.
Cependant, le bruit d'impact peut être intolérable
lorsque le plancher n'est pas recouvert des matériaux
qui insonorisent l'unité, comme un sous-tapis et de
la moquette. Lorsque vous frappez sur un plancher, une colonne
ou un mur de béton, la vitesse du son est extrêmement
rapide. Elle utilise la masse et se propage partout. Vous
avez l'impression que le bruit provient d'en haut ou de l'appartement
d'à côté, alors qu'il peut provenir du
garage et se situer à l'opposé de votre appartement.
Il existe différents matériaux et plusieurs
façons d'insonoriser un appartement. Il serait trop
long et trop complexe de les énumérer dans ce
livre. Un laboratoire de son vous guidera sur la qualité
acoustique de l'immeuble et de votre appartement. Il existe
tant de facteurs qui peuvent diminuer rapidement le nombre
de décibels : les fenêtres et les portes patios
de mauvaise qualité ainsi que chaque trou percé
dans un mur pour une prise de courant, de téléphone,
etc. Mieux vaut connaître les composantes des murs et
des planchers avant d'acheter.
L'architecte du projet devrait être en mesure de certifier
aux acheteurs l'indice I.T.S. de l'appartement et de l'immeuble.
Un laboratoire de son devrait être en mesure de confirmer
ou de contredire le coefficient établi par l'architecte.
Il a besoin pour son analyse d'une copie des plans originaux,
où on y démontre le système utilisé
pour l'érection des murs et la fabrication du plancher,
ainsi que les marques et numéros de modèles
des matériaux utilisés.
(Les condominiums, page 178)
Pour les murs mitoyens (ceux qui touchent à un autre
appartement ou à un corridor), une construction des
murs en quinconce s'avère une méthode idéale
pour insonoriser un appartement. Quand on installe des isolateurs
de support entre les murs de corridor et les murs mitoyens,
cela coupe les vibrations. Construire un mur en quinconce
signifie que les 2 X 4 installés à la verticale
sont en alternance de chaque côté des 2 X 6,
qui sont installés à l'horizontale. Ensuite,
on doit remplir les espaces de laine acoustique et installer
les deux panneaux de placoplâtre (gyproc). Le contact
se fera seulement à tous les deux 2 X 4. Cette façon
d'ériger un mur est plus efficace. Elle insonorise
davantage, comparativement à la manière courante
qui est d'aligner sur le même côté des
2 X 6, qui se trouvent à l'horizontale, les 2 X 4,
qui sont à la verticale.
Bien entendu, ce dessin n'est qu'une représentation
afin de vous faire comprendre l'aspect d'un mur en quinconce.
Étant donné que je n'ai trouvé aucune
illustration expliquant cette érection de mur, j'ai
dû moi-même dessiner ces figures. Même si
elles ne sont pas à l'échelle, elles ont pour
but de démontrer l'alternance des 2 X 4 face aux 2
X 6 dans un mur en quinconce, comparativement à un
mur conventionnel.
(Les condominiums, page 180)
Chapitre : Les multilogements
Une autre bonne raison de visiter chacun des appartements.
Sur les détails descriptifs que le vendeur vous a
remis, il a peut-être mentionné que deux ou trois
logements sont vacants. Dans la réalité, il
se peut qu'il y en ait le double ou plus encore. Dans ce cas,
le vendeur remet à l'acheteur de faux baux avec des
noms fictifs. C'est inimaginable le nombre d'acheteurs qui
acquièrent sans visiter chacun des logements. Ils prétendent
ne pas avoir le temps ou ils croient sur parole. Il peut également
arriver que ce soit le propriétaire vendeur qui essaie
de vous convaincre de ne visiter qu'un modèle de chaque
logement. Il donnera probablement pour raison qu'il ne faut
pas apeurer les locataires avec cette vente éventuelle.
C'est à vous d'exiger de visiter tous les appartements.
Ne vous demandez pas pourquoi il y a autant de litiges qui
traînent en cour à propos de l'immobilier. Vous
connaissez la réponse. Imaginez la scène! Vous
achetez de bonne foi un immeuble à logements multiples.
Après avoir légalisé votre transaction
au bureau du notaire, vous vous rendez compte que l'immeuble
est à moitié vide. De plus, parmi les locataires
qui restent, il y a eu des modifications du prix du loyer.
Si cela ne vous provoque pas un mal de tête carabiné,
je l'ai pour vous! Il vous reste toujours un recours en justice,
car vendre un bien en omettant volontairement de déclarer
tous les tenants et aboutissants des états financiers
constitue une fraude commerciale. Encore là, quel cauchemar!
Que de temps, d'argent et d'énergies perdus! Ce n'est
certainement pas ce à quoi vous espérez quand
vous prenez bâtisse.
Lorsque vous visitez les logements, les gens aiment parler
et être écoutés. Ils se feront un plaisir
de vous défiler tous les défauts de l'immeuble.
Encore là, vous devez avoir une juste mesure, car certains
exagèrent les choses. Personne d'autre que vous-même
ne peut déceler une telle tromperie. Donc, soyez vigilant,
car plusieurs vendeurs ont plus d'un tour dans leur chapeau.
Lorsqu'un tel drame arrive et vient bouleverser la vie d'un
individu, qui, du vendeur ou de l'acheteur, est le plus fautif?
Est-ce le propriétaire vendeur qui fraude ou l'acheteur,
insouciant et naïf? À vous de répondre.
Si vous n'êtes pas familier avec ce genre d'immeuble,
faites appel à un ingénieur-conseil quand viendra
le temps de faire inspecter la bâtisse. Quant aux autres
recherches à faire sur l'immeuble, voir le chapitre
sur les propriétés.
Seul votre jugement, votre intuition, la qualité de
votre recherche et une fouille scrupuleuse feront que cet
immeuble puisse être un investissement rentable.
(Les multilogements, page 219)
Chapitre : L'assurance-vie hypothécaire
Le but de ce livre étant d'informer objectivement
le consommateur, je continuerai donc ici à le faire
en vous diffusant le maximum d'informations. Nous entrons
dans un sujet qui soulève la controverse : est-ce mieux
de prendre une assurance hypothèque avec un courtier
en assurances ou avec une société prêteuse?
Lors de mes achats immobiliers, j'ai toujours privilégié
les courtiers en assurances plutôt que les institutions
prêteuses. Sincèrement, je ne savais trop pourquoi.
Une intuition peut-être? Au cours de mon parcours professionnel
dans le domaine de l'immobilier, j'entendais souvent parler
de problèmes survenant lors de réclamations
faites par des clients, des amis, ou des proches. Mais je
n'ai jamais été plus loin pour en savoir davantage
sur le sujet, jusqu'au jour où mes parents furent victimes
d'une injustice commise par une société prêteuse.
Lors de la première édition de ce livre, je
n'en savais pas assez sur les assurances hypothécaires
pour vous informer. De plus, je ne connaissais personne qui
pouvait me donner l'heure juste à ce sujet. À
force de fouiller et de poser des questions, j'ai rencontré
quelqu'un qui m'a référée à un
agent d'assurances demeurant dans la région de Joliette.
Les éloges que j'ai eus de cette personne ont attisé
ma curiosité. Il se nomme Ken Battah et travaille chez
Multi-Vie, courtier d'assurances. Vous trouverez, si cela
vous intéresse, ses coordonnées dans les références
personnelles de l'auteure, à la fin du livre.
J'ai donc pris rendez-vous avec ce monsieur et je n'ai pas
été déçue de cette entrevue. Il
est arrivé chez moi avec une pile de documents et de
preuves attestant la véracité des informations
qu'il me transmettait.
Comme je ne prends jamais rien pour acquis, j'ai vérifié
moi-même chacune des données, ainsi que chaque
calcul. Donc, je vous suggère de faire comme moi. Voici
les points importants à retenir lorsque vous choisissez
votre protection en assurance. Tout au long de ce chapitre,
je vous donnerai les questions à poser afin que vous
puissiez vous-même vérifier la pertinence de
ces informations.
Après votre étude, vous aurez ainsi les réponses
qui vous permettront de faire un choix judicieux entre une
institution financière et un courtier en assurances.
Voici deux questions à poser à une institution
financière et à un courtier en assurance lorsque
vous achetez une protection en assurance hypothécaire.
La prime croit-elle avec l'âge?
La protection est-elle décroissante?
(L'assurance-vie hypothécaire, page 275)
Dans ce livre, vous découvrirez 13 points saillants
concernant l'assurance-vie hypothécaire. Points qui
vous permettront de faire un choix adéquat et économisez
des milliers de dollars.
Je vous propose également de lire la partie entière
de l'introduction du livre et de consulter la table des matières.

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